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Vous faites quoi, du coup ?



18 avr2019

Publié par Raphaël Lo Monte

Je profite de l’ouverture de notre blog pour vous écrire un premier papier sur la traduction, et plus particulièrement sur le métier de traducteur. Le domaine est assez peu connu, ou plutôt méconnu. Pourtant c’est passionnant et ça vaut le détour ! Petit aperçu.

Le métier de traducteur est-il méconnu ? Je pense bien. Nombreux sont ceux pour qui le domaine et la nature de la profession sont flous. Nombreux sont ceux, aussi, qui pensent que le traducteur se mue en une sorte de polyglotte maîtrisant toutes les langues les plus rares et les plus étonnantes. Un traducteur, ce n’est pas non plus un interprète ni un dico. C’est quoi, alors ?

Très bref passage en revue de quelques-uns des aspects les plus simples du job à travers l’une ou l’autre idée reçue.

« Donc, vous traduisez des livres ? »

Pas exactement. La traduction littéraire, de romans (au sens large), donc, existe et fait appel, d’une part, aux mêmes compétences que celles du traducteur « classique », et d’autre part, à d’autres qualités et à d’autres approches propres à la littérature. On pourrait d’ailleurs avancer qu’il s’agit presque d’un métier encore bien distinct, mais elle peut être considérée comme un domaine très spécifique de la traduction1.

Néanmoins, oui, il peut arriver de « traduire des livres », mais alors des livres au sens très, très, très large du terme. Les qualités d’écriture du traducteur peuvent être sollicitées dans un « texte » rédactionnel, par exemple. Les brochures (documents brochés, comme leur nom l’indique, que l’on retrouve à l’entrée d’un musée, par exemple), les itinéraires de balades, les itinéraires cyclables et compagnie, font bien entendu partie des types de textes soumis à la traduction. Il peut être question d’ouvrages sur un thème, des personnes ou un domaine spécifique (le fromage, et je parle par expérience, un quartier spécifique de Maastricht, le Wyck, par exemple, ou encore, pour les plus locaux, le légendaire André Rieu et son amour pour la ville). Quoi qu’il en soit, ces textes prennent parfois la forme d’un petit ouvrage relié ou broché destiné à être parcouru de bout en bout et ayant pour but d’informer, par exemple.

Si, chers lecteurs, nous considérons ce type de textes comme étant couvert par ce que l'on appelle communément un « livre », alors le traducteur peut travailler à des livres autres que des romans, en effet.

« Eh bien, vous allez dans les cabines, là ? »

Pas du tout. Il s’agit de faire la distinction, brièvement. Le traducteur traduit et travaille à l’écrit. L’interprète interprète et travaille à l’oral. On distingue d’ailleurs diverses formes d’interprétation, les plus courantes étant la consécutive, la simultanée, la liaison2. En ce qui concerne le fait de rendre un message en langue des signes, on parle là aussi d’interprétation (signer).

« Comment dit-on X en anglais ? »

La classique. Alors, bien sûr, le traducteur possède une connaissance approfondie des langues sources3 qu’il travaille et dispose en effet d’une palette lexicale très large. Il n’en demeure pas moins vrai que le traducteur n’est pas un dictionnaire ambulant. Les proches, les amis, les personnes intriguées vous posent ainsi toujours la question « piège » ou improbable à propos de la signification de ce qu’ils appellent « un mot ».

Il faut donc savoir que le traducteur n’est pas tenu de tout savoir et de tout connaître. Ce dernier est équipé et se documente dans le cadre de son travail. Il procède à des recherches, parfois très approfondies, sur le sujet qu’il traite à un instant « T ». La précision du lexique ou vocabulaire utilisé émane donc dans notre cas d’une connaissance pointue de la langue, laquelle est jumelée à diverses recherches importantes, elles aussi très pointues et minutieuses, ainsi qu’à d’autres compétences.

Et pour revenir à ce fameux « mot », il s’agit d’une « notion » qui n’en est pour ainsi dire pas vraiment une en traduction. Ce que l’on appelle communément un « mot » fait simplement référence au fait que ce dernier, tel qu’il est perçu, se trouve « au dictionnaire », et qu’il suffirait de prendre en compte la première acception de l’entrée, encore que…

Cela me permet par ailleurs de faire référence à une réflexion qui m’a été faite dernièrement :

Eh bien, il n’y a pas tout au dictionnaire, hein ! 

Justement, pas tout, non, pas tout. Traduire, ce n’est donc pas, non plus, savoir se servir d’un dictionnaire. C'est encore moins du mot à mot. Jolie transition.

La trad, c’est quoi ?

La traduction, c’est communiquer, en jonglant avec les particularités de la langue vers laquelle on traduit (langue maternelle). C’est faire passer, transposer un message en langue cible à partir d’une langue source que l’on maîtrise. La traduction se travaille à l’écrit.

Le traducteur professionnel est formé spécifiquement à la traduction et propose un service spécialisé. Le traducteur traduit, participe à la communication et joue son rôle de facilitateur. Les besoins sont nombreux, principalement dans le monde entrepreneurial actuel, lequel se fait de plus en plus large, de plus en plus complexe, diversifié et international. La traduction peut accompagner une entreprise au quotidien. La traduction ne se fait pas si rare qu’on le croit et elle ne s’improvise pas.

En bref

Concrètement, le métier de traducteur n’est pas véritablement comme on le pense d’ordinaire. De nombreux aspects entrent en ligne de compte. Ceux cités plus haut sont à mes yeux cruciaux.

En bref, être traducteur :

C'est

  • Travailler à l’écrit
  • Faire passer un message
  • Jongler avec sa langue maternelle et traduire vers celle-ci
  • Prendre le texte à bras le corps et proposer une version en langue cible, qui respecte les codes de cette dernière
  • Traduire divers types de documents
  • Savoir, par exemple, se documenter/rechercher, outre les compétences (linguistiques) évoquées
  • Proposer un service professionnel

Ce n'est pas

  • Travailler à l’oral (cabines)
  • Aligner des « mots » en prenant la première signification de chacun au dico
  • Maîtriser 46 langues et traduire depuis et vers toutes ces langues
  • Taper un texte dans le navigateur Internet pour qu’il soit entièrement traduit en 3 secondes
  • Que traduire des « livres »
  • Manger des dictionnaires
  • S’improviser comme tel un lundi d’été

 

Ce que le traducteur est, ce qu’il n’est pas. Ce que le traducteur fait, ce qu’il ne fait pas. Quelques aspects de la profession rediscutés, en espérant avoir pu vous éclairer.

RLM


1 De plus amples informations via https://www.cbti-bkvt.org/fr/practical-info/literary-translation

2 De plus amples informations sur https://aiic.net/page/4105/les-pratiques-de-l-interpretation/lang/2

3 En traduction, la langue source est la langue de départ, c’est-à-dire la langue à partir de laquelle on traduit. On l’oppose à la langue cible, langue vers laquelle on traduit. Ex : traduction néerlandais (source)-italien (cible).