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Une journée chez RLM



21 mai2019

Publié par Raphaël Lo Monte

Troisième article et troisième thème. Toujours en lien avec les deux premiers. Rien de bien spécifique, mais cela répondra peut-être à certaines de vos questions. Une journée type, ou pas.

Il est intéressant d'aborder la journée du traducteur. Le traducteur indépendant, qui travaille à domicile, ou dans un bureau, dans des espaces, par exemple, se met à disposition de ses clients et répond aux demandes entrantes.

Oui, il travaille à l'ordinateur, souvent avec plusieurs écrans, et traite les dossiers en cours, tout en gérant... le planning des jours ou des heures qui suivent, sa communication, ses contacts, ses contrats, tout ce qui se rapport à sont activité. La clé d'une organisation sans faille ? Eh bien, le café, naturellement. Non, restons sérieux. Il lui est indispensable de travailler selon un mode opératoire bien huilé.

Beaucoup se demandent comment le traducteur se voit confier des missions, depuis son domicile. Simplement, à l'ère du numérique, tout (ou presque tout) se fait par e-mail.

Simple petite comparaison, un traducteur, c'est un jongleur qui, au fur et à mesure que la journée passe, ajoute des massies.

Allez, pour simplifier les choses, considérons un début de journée où rien n'est encore en cours. Il est 8 heures (non, en fait, il est toujours plus tôt). On consulte le planning des jours à venir... on ne sait jamais. On fait un peut d'aministratif (paiement, factures, devis). On ne jongle pas encore, la musique de la représentation est en pleine intro. 8h32, première balle (premier mail, proposition de mission), on le traite, on prend en charge. Première massue. On passe directement à la massue, car une balle, ça n'amuse personne. 9h06, alors qu'on garde prête la première massue (car jongler avec un seul élément, c'est trop simple), deuxième balle. Une balle, une massue...on jongle quelque instants, on étudie les possibilités. On lâche la balle pour une deuxième massue, on prend en charge.

10h49, une nouvelle balle, une demande de devis cette fois. On continue à deux massues. La balle devis vient s'ajouter, mais pas pour longtemps, on traite, on renvoie, car elle doit faire place à 3 balles e-mail à 11h13. De nouvelles demandes, on sélectionne en fonction de la taille (volume de la demande) et du poids (deadline) de la balle, il arrive d'abandonner une balle, par inadvertance. Jamais de massue au sol, jamais.

Le jongleur stabilise quand même sa performance, il ne s'en ajoute pas, il démontre ses quaités (le traducteur traduit) et ses atouts au travers de quelques acrobaties (belles tournures, phrases) et de prousses lui permettant de ne pas tout laisser tomber (on évite les pièges, de traduction).

Vers 12h30, entracte, la jonglerie, ça fatigue, c'est l'heure du ravitaillement.

L'après-midi ressemblera comme deux gouttes d'eau à la matinée. Ou peut-être pas. Le métier de jongleur, monotone ? Eh bien non ! Le jongleur peut jongler avec d'autres éléments, le jongleur peut changer de costume, le jongleur peut s'équiper différemment.

15 heures : on reprend une massue que l'on avait rangée, on se remet dans le bain, car le public en redemande (le client pose une question sur le projet, par exemple).

Le jongleur reprend sa marche en avant et propose de nouvelles accrobaties avec les massures qu'il avaient en main.

17h01, patatras ! Toutes les massues se retrouvent au sol, problème, fausse manip' (le programme plante, il ne répond plus). Le jongleur doit trouver une solution pour faire diversion et garder son public en haleine.

18h30, environ, fin du show. 

Prochain spectacle, même chose ? Pas spécialement, il devra peut être se mettre en avant différemment, s'adapter à un autre public, ou laissera peut-être tomber plus de quilles ou de balles.